Rachel-Galerme-le-temps

SAIS-TU POUR COMBIEN DE TEMPS ?

Le temps… Le temps… Le temps..
Le temps, cette donnée qui se soustrait tant à notre entendement.
Le temps, cette valeur dont l’appréciation est à la fois objective et subjective.
Le temps, cette thématique qui a occupé les esprits des plus grands hommes.

On se rappelle comment déjà en 1748, Voltaire, dans Zadig, le définissait comme suit : « Rien n’est plus long, […], puisqu’il est la mesure de l’éternité ; rien n’est plus court, puisqu’il manque à tous nos projets ; rien n’est plus lent pour qui attend ; rien de plus rapide pour qui jouit ; il s’étend jusqu’à l’infini en grand ; il se divise jusque dans l’infini en petit ; tous les hommes le négligent, tous en regrettent la perte ; rien ne se fait sans lui ; il fait oublier tout ce qui est indigne de la postérité, et il immortalise les grandes choses. »

La partie soulignée est ce qui m’interpelle encore plus. Il est tristement flagrant de constater comment les hommes négligent le temps qui est pourtant la mesure de toutes choses.

Aujourd’hui, tu as cet emploi et il te permet de payer tes factures, de subvenir à tes besoins, de faire plaisir à tes proches, d’être généreux, de voyager et bien d’autres choses. Il te confère une forme de dignité, d’indépendance et d’autodétermination. Tu le négliges. Mais sais-tu pour combien de temps encore tu l’as ?

Aujourd’hui, tu as cette femme, cette petite amie et elle te comble. Elle t’est soumise, t’aime et te donne une assurance et un respect hors-pair. Mais sais-tu pour combien de temps encore tu l’as ?

Aujourd’hui, tu as ce mari, ce petit ami qui est à tes petits soins. Il donne de son temps, de son énergie, de son argent pour que la relation se développe. Il se fait parfois tout petit pour éviter les situations conflictuelles. Tu abuses. Mais sais-tu pour combien de temps encore tu l’as ?

Aujourd’hui, tu as cette santé de fer qui te donne des ailes. Elle te permet de te lever, de vaquer à tes occupations, de te déplacer, de t’amuser, etc. C’est cette même santé qui te permet de tout faire et défaire. Tu ne l’entretiens pas. Mais sais-tu pour combien de temps encore tu l’as ?

Aujourd’hui, tu as tes enfants et ils font ta fierté. Tu les as cherchés longtemps, ou pas, avant d’en recevoir la bénédiction. Ils sont ceux qui justifient et, entre autres, confirment même ton passage ici bas. Tu les oublies. Mais sais-tu pour combien de temps encore tu les as ?

Sans devoir tout citer, aujourd’hui, nous possédons et disposons de plusieurs choses matérielles ou immatérielles dont nous n’avons même pas conscience. Nous nous comportons comme si tout cela était acquis, éternel et n’avait pas le choix que d’être là.

Il serait sage de se détendre et relativiser. Rien ne nous appartient. Rien n’est éternel. Rien n’est permanent. Tout passe. Nous-mêmes, nous sommes de passage. Alors, chérissons nos être chers, entretenons notre santé, profitons avec démesure de ce qui nous épanouit avant d’avoir des regrets. Et, au-delà de tout, rappelons-nous que tout est vanité. Même tes plus grandes peines d’aujourd’hui ne seront que des souvenirs demain.

M. Z.

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