L’instinct grégaire de l’Homme nous mène à vivre en société et, le contrat social dont parlait Jean-Jacques Rousseau est le créneau par lequel nous nous organisons pour gérer la société. La gestion de la « res publica », la chose publique, passe le choix d’un système politique. Dans nos sociétés occidentales, le système prédominant est la démocratie.
Cependant, un principe fondamental de la démocratie est que le pouvoir n’est pas éternel. Il est confié pour un temps limité. L’alternance permet donc le renouvellement des idées et des projets. Savoir partir, c’est aussi respecter la volonté des citoyens. C’est laisser la possibilité à d’autres de proposer leur vision, d’apporter leur contribution. Le passage de flambeau est une étape importante, qui doit se faire dans la sérénité et le respect mutuel. L’intérêt général doit primer sur les ambitions personnelles. C’est en cela que l’on reconnaît les véritables serviteurs de l’État, de la communauté ou de tout autre collectivité organisée.
En effet, la démocratie repose sur l’alternance du pouvoir. Un mandat électif est un service rendu à la collectivité, non pas un droit acquis. Savoir partir au bon moment est essentiel pour le bien commun. S’accrocher au pouvoir au-delà du mandat accordé par les citoyens est un signe de faiblesse, non de force. Un vrai leader sait préparer sa succession et encourager l’émergence de nouveaux talents. Laisser la place aux idées neuves et aux nouvelles énergies permet à la société de progresser. C’est en acceptant le verdict des urnes et en assurant une transition pacifique que l’on démontre son attachement à la démocratie. Dans plusieurs milieux de Noirs, le premier est parfois facile mais le second représente une véritable mer à boire. Tirer les ficelles dans l’ombre semble être le sport favori de nombreux anciens dirigeants.
La responsabilité d’un élu est immense, exigeant courage et discernement. Diriger, c’est faire des choix éclairés, parfois difficiles, pour le bien commun. Le mandat confié par le peuple implique une écoute attentive et une action déterminée. Mais le temps du mandat est limité, c’est la nature même de la fonction. Une fois terminé, il est sain de savoir passer la main, de permettre à d’autres voix de s’exprimer. Le renouvellement des idées est essentiel à la vitalité d’une communauté. Laisser la place à de nouvelles perspectives, c’est aussi une forme de courage et de sagesse. C’est ainsi que se construit un avenir collectif riche et prometteur.
Ainsi, lorsqu’on est un ancien président, on conseille mais on ne prend pas les décisions. On peut guider sans s’ingérer. La sagesse acquise au fil des ans peut éclairer les choix présents. L’expérience permet d’offrir une perspective unique et précieuse. Il est important de partager ses connaissances avec humilité et respect. Le but est de servir le bien commun, sans chercher à imposer sa volonté. Le rôle de conseiller demande discrétion et mesure. L’objectif est de contribuer positivement, en toute impartialité.
À un moment donné, il faut savoir se retirer avec élégance. Quand on a eu son heure de gloire, nul besoin d’essayer de revenir sous les projecteurs. Il est bienséant de laisser la place aux autres car on a fait notre temps. Dans cette veine, les experts conseillent de profiter de sa retraite, d’aller pêcher, jardiner, et faire quelque chose d’utile ! Rester dans l’ombre, c’est parfois le meilleur moyen de servir l’intérêt général. Les nouveaux élus n’ont pas forcément besoin des anciens pour tout diriger ; ils sont capables de prendre la relève. Alors, pourquoi ne pas faire profil bas et laisser les autres décider ?
Il est crucial, après avoir occupé une position de pouvoir, de faire preuve de retenue. S’accrocher au-devant de la scène peut nuire à la transition et donner l’impression d’un refus de passer le relais. Il est capital de laisser l’espace nécessaire aux nouveaux dirigeants pour instaurer leur propre vision et direction. Intervenir constamment ou tenter de dicter les décisions après son départ peut créer de la confusion et miner l’autorité des successeurs. Un retrait gracieux et une présence discrète permettent un transfert de pouvoir harmonieux et témoignent d’un respect profond pour les institutions.
Il est important de savoir quand s’exprimer et quand rester discret. L’expérience apporte souvent une certaine sagesse. Le discernement est crucial lorsqu’on a occupé une position importante. On peut guider sans pour autant diriger. Le respect des institutions est primordial. L’histoire nous enseigne la valeur de la retenue. Le silence peut être plus puissant que les mots. La nouvelle génération mérite qu’on lui laisse sa place afin qu’elle puisse, librement, apporter sa franche contribution.
En somme, la période d’après-pouvoir est une période de détachement où il faut avoir foi en la relève. Il est tout à fait possible de conseiller, d’influencer sans s’afficher, sans agir ni rugir.
Et si certains anciens en sont incapables, ils peuvent reprendre le processus et reconquérir le pouvoir pour faire valoir leur vision, à nouveau.
Nous ne devrions pas perdre de vue qu’il faut vivre et laisser vivre car au temps des anciens, les nouveaux n’étaient pas là pour les déranger. Alors, qu’ils ne viennent pas les importuner non plus.
Ici, le principe est bien simple :
Se laisser inviter.
Pas s’incruster.
Si on vous appelle, venez.
Si on vous ignore, restez.
Si vous êtes satisfaits, félicitez.
Si vous êtes insatisfaits, revenez.
M. Z.


Je supporte très favorablement l’idée de mon Martial Zounon Azea
Merci infiniment, grand-frère Ephrem!