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INFORMEZ PUIS CONDAMNEZ

L’instinct grégaire de l’Homme nous emmène à vivre en groupes et avoir des comportements plus ou moins semblables dans des situations assez proches. Nous savons, par ailleurs, que les rapports humains sont faits de frictions et qu’une relation exempte de problèmes n’existe simplement pas.

Souvent, lorsque des offenses sont commises et, la victime ou supposée victime se sent négligée, inconsidérée ou incomprise, elle développe un certain sentiment d’aversion qui peut aller de la violence verbale à une forme de violence physique.

Nous sommes tous distincts et donc, chaque personne vit différemment ses moments de colère. Chez certaines personnes, la colère se traduit par une attitude tendue, stressée et nerveuse. D’autres personnes manifestent leur colère par de l’impatience et de l’intransigeance. Certains cachent leur colère tandis que d’autres se permettent de la montrer car elles aiment bien montrer leur force, leur pouvoir.

La façon dont l’on vit nos colères est très variée. Cela se complexifie dans la mesure où, dépendamment des situations et de là où chacun est rendu dans sa vie, on peut adopter tel ou tel autre comportement face à la colère.

La colère peut engager une autre personne ou être personnelle. Dans les cas où la colère implique un proche, nous nous laissons aller à un comportement qui, souvent, ne favorise pas un retour pacifique à la normale. Une personne en colère n’est pas elle-même et donc, les décisions prises en ces situations sont généralement extrêmes, disproportionnelles et irréfléchies. Quand notre égo s’en mêle, ces décisions deviennent ‘’éternelles’’.

Le plus dommageable en cela est que toutes ces décisions sont prises sans que l’auteur ou l’auteur présumé du préjudice ne soit informé. En d’autres termes, nous tenons un procès, accusons et rendons une décision en l’absence du principal concerné et sans même le lui notifier.

Nous pensons souvent, et à tort, que les gens sont censés savoir ce qu’ils nous ont fait de repréhensible. En effet, nous n’avons ni les mêmes valeurs, ni les mêmes référentiels ni les mêmes perceptions. Il en résulte nécessairement une différence d’appréciation des situations ainsi que du niveau de sévérité des dommages qui peuvent en découler.

C’est ainsi qu’une situation malencontreuse qui vous mènerait à couper définitivement les ponts avec une personne pourrait juste susciter un soupir de désintérêt chez un autre ; une parole déplacée qui causerait de vives insultes auprès d’un ami vous ferait peut-être sourire s’il s’agissait de vous.

Cette variabilité des perceptions nous indique de toujours notifier à l’un et l’autre de nos amis ce que nous leur reprochons et même la décision que nous prenons face à cela. Dans la plupart des cas, quand vous vous dites que les autres savent ce qu’ils vous ont fait, dans leur tête, il n’y a rien de tel et ils n’ont même pas remarqué la distance que vous vous dites avoir prise.

Eu égard à tout cela, avant d’accuser, veuillez prévenir. N’en faites peut-être pas un débat pour revenir sur votre décision si vous ne voulez plus de cette relation ; cependant, notifiez quand même. Informez puis condamnez !

M. Z.

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