De par notre éducation, notre milieu de vie ou des situations que nous avons vécues, nous développons chacun une attitude singulière envers les mots que nous employons. Certaines personnes ont grandi dans des familles où la liberté d’expression était sacrée et donc respectée. D’autres, a contrario, ont été élevés avec des restrictions sur la prise de parole très sévères.
Dans les deux cas, et surtout dans certains milieux, l’expression des sentiments envers les parents et l’entourage n’a pas toujours été facile. Ce contexte a donc une incidence sur le jeune enfant lorsqu’il arrive à l’âge adulte. Certains auront du mal à simplement faire valoir leurs opinions ; d’autres auront de la peine à exprimer leurs sentiments. Il s’ensuit alors que plusieurs ressentent un certain inconfort à dire certains mots.
Ces mots, appelés aujourd’hui les mots de l’inconfort, sont de plusieurs ordres et plusieurs natures. On en invoquera les trois (3) les plus fréquents : Je t’aime, Pardon, Tu me manques.
1- Je t’aime :
À l’élection des groupes de mots les plus durs à prononcer, « Je t’aime » s’impose en maître et sans compétition.
Dans les couples mariés, les partenaires ont tendance à se le dire de moins en moins. Or il s’agit là d’un ciment pour la relation.
Dans les couples non mariés ou à peine formés, on ne le dit pas car l’autre partenaire penserait que c’est trop tôt. Mais y a-t-il un moment pour commencer à exprimer son amour?
Dans les relations filiales, certains parents sont réticents à le dire à leurs enfants. Ça développe un certain mystère autour de ces mots. Moi, j’ai mis très tard à dire « Je t’aime » à ma mère. Je l’ai à peine fait trois ou cinq fois avant de la perdre. Or l’amour d’une mère, c’est ce qu’il y a de plus pur.
Dans les relations amicales aussi, c’est compliqué de le dire. Quelque chose en notre for intérieur nous retient car on se demande comment l’autre le prendrait. En effet, la ligne entre l’amour Éros et l’amour Agapê est très fine.
2- Pardon :
Le mot « pardon » tient lieu de première dauphine dans notre compétition. Il est l’expression de notre repentance quand nous avons été vilains, quand nous avons posé un acte qui a dérangé, énervé ou nui à notre prochain. Au-delà de tout, le pardon est une valeur à s’inculquer et à inculquer à nos enfants dès leurs premières années de la vie. L’expression du pardon se cultive. La première étape est reconnaître l’offense de laquelle on est responsables. La deuxième est de trouver les mots justes pour signifier de manière précise notre excuse au sujet d’un acte particulier. Un pardon « général » balancé vite fait n’en est pas un et jette même du discrédit sur vous. La troisième étape est d’assumer les conséquences de nos actes. Il faut être prêts à répondre de ses actes quand on demande pardon car on ne sait jamais comment notre vis-à-vis répondra à notre demande de pardon. C’est même ceci qui rend tout le processus bien ardu. La quatrième et dernière étape revient à se repentir et s’engager à ne plus commettre la même erreur. Mais ça, c’est un autre débat.
3- Tu me manques :
Notre classement finit avec le groupe de mots « Tu me manques ». Il exprime le désir de revoir une personne pour faire des choses qu’on faisait déjà ensemble. Ces choses vont du simple fait de se voir au fait de faire l’amour en passant par des choses aussi banales que rire ensemble, se tenir la main ou regarder un film ensemble par une froide soirée d’hiver. Certaines personnes soutiennent qu’une personne qu’on a jamais vue ne saurait nous manquer car le manque s’inscrit fondamentalement dans le désir de revivre ce qu’on a déjà vécu et non de vivre un moment qu’on aurait aimé vivre avec l’autre. Cette perspective, quoique logique mais discutable, est tout autant relative. Chaque être peut ressentir le manque d’un autre être pour mille et une raisons. Dans tous les cas, c’est le dire qui est compliqué et certaines personnes sont également gênées à l’exprimer à cause du risque de mauvaise interprétation.
En résumé, si tu l’aimes, dis-le lui ! Si tu l’as offensé(e), demande-lui pardon ! Si elle/il te manque, dis-le lui également.
Je ne saurais conclure cet article sans souligner que nous devons faire l’effort d’exprimer ces mots à nos proches sans jugement et à cœur ouvert. De l’autre côté, nous devrions être assez matures pour accepter « sans arrière-pensée » qu’on nous les dise. Qui plus est, disons-le aux parents car ils ne sont pas éternels. Aujourd’hui, moi, je n’ai plus la possibilité de les dire à ma maman chérie. Si l’occasion m’était offerte, je lui dirais : « Maman, tu sais que je t’aime, tu me manques beaucoup et je te demande pardon pour toutes les fois que je n’ai pas pu être présent. »
À l’analyse, notre inconfort à exprimer ces mots dérangeants tient plus lieu d’une faute des générations passées que d’une attitude naturelle. Il nous revient alors de bâtir la prochaine génération de femmes et d’hommes à l’aise d’exprimer les sentiments d’amour, de pardon et de manque. En effet, la vie se manifeste par les mots. N’a-t-il pas été dit qu’au commencement était le Verbe? (Jean 1:1.)
M. Z.


The wiseman has spoken.
All hail wiseman!
Still holding tight the wisdom from Sanar haha!!
Tout est juste dans ce qui est s dit…Nous avons souvent tellement peur et notre éducation aussi nous freine… bref soyons sincère et ayons un coeur ouvert. Merci de ses paroles.
Merci beaucoup, Nado. Sincérité et coeur ouvert, c’est vraiment ça.
Impressionnant mon cher je te tire un chapeau et puis tout est dit de justesse tu t’y connais en amour.. well done dear
Merci beaucoup, ma belle. On continue toujours d’en apprendre plus.
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