Pour mes lecteurs qui l’ont manquée, je vous invite à lire la première partie des seuils de tolérance ici.
Nous expliquions notamment, dans ce texte, la conception et les déclinaisons des seuils de tolérance. Dans cet article-ci, qui se veut la suite de l’autre, il est question de la dynamique des seuils de tolérance. En d’autres termes, on aborde ces paramètres qui font varier les seuils de tolérance d’un individu à un autre.
Au nombre de ces paramètres, nous avons :
- la relation : on peut définir la relation comme le lien ou le rapport de dépendance ou d’influence entre des individus. En ce sens, la relation qui existe entre deux individus est le premier facteur qui définit les seuils de tolérance. Pour les personnes avec lesquelles nous avons une grande affinité ou des sentiments nobles, notre seuil de tolérance est moins strict. À l’opposé, vis-à-vis des personnes que nous venons de rencontrer ou qui nous ont déjà déçus ou blessés, nous serions moins enclins à assouplir notre seuil de l’acceptable.
- les antécédents : les antécédents sont la somme des événements et situations appartenant au passé de quelqu’un, en relation avec un aspect de sa vie actuelle. Ce sont des événements dont, quand malheureux, on se targue souvent de s’en être dissociés. Hélas, ils continuent de nous impacter et nous mener dans un sens ou dans l’autre. Pour les personnes qui nous ont toujours respectés et compris les limites de leurs actes dans nos vies, on reculera notre seuil de tolérance. Cependant, pour ceux-là qui, de par le passé, n’ont eu de cesse de violer nos limites et vouloir nous imposer leurs principes, leurs priorités ou styles de vie, logiquement on leur imposera un seuil plus élevé de tolérance.
- l’intérêt : l’intérêt sous-entend un avantage personnel qui est attendu dans une relation. L’intérêt que chacun porte à une personne en particulier fera que devant telle personne, on aura un seuil de tolérance élevé et devant telle autre personne, les choses que nous pensions intolérables deviennent subitement tolérables. L’idée derrière cette variation est l’expectative d’un bénéfice personnel. Cet intérêt peut être du temps, de l’amour, de l’argent, une promotion, etc. Toutefois, une fois cet avantage obtenu, les seuils de tolérance se rééquilibrent et reviennent à la normale. C’est ce qui justifie que lundi, Marie rira à une blague sur la race et mercredi, elle vous traitera de raciste en écoutant la même blague.
Voici ainsi expliqués, trois facteurs qui impactent les limites que nous imposons aux personnes que nous côtoyons.
Au final, la thématique du seuil de tolérance tourne autour du respect que nous accordons à autrui dans la prise en compte de sa diversité, de ses valeurs et de ses besoins. Notre rôle, à terme, n’est pas de comprendre tout cela. Il se limite à les accepter et reconnaître que l’autre peut vivre, en amitié, dans le couple ou en amour, avec des choix qui sont les siens et que cela ne devrait pas être, en soi, un handicap à la relation qui nous lie.
Nous ne devrions pas perdre de vue que plus, par nos agissements, nous obligeons un ami à élever son seuil de tolérance, plus nous travaillons, consciemment ou non, à la fin de cette relation. N’attendez pas qu’il soit trop tard ! Vivez et laissez vivre !
M. Z.


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