« Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. », tel est libellé le sixième verset du chapitre 4 du livre des Philippiens (Philippiens 4:6).
Le verset présenté plus haut nous demande de ne nourrir aucune inquiétude mais de prier en toute situation et d’être reconnaissants à notre Dieu pour ce qu’il fait / a fait pour nous.
En notre qualité d’humains, il est très difficile de porter nos regards sur ce que nous avons plutôt que ce que nous n’avons pas. Si la question suivante vous est posée : « qu’est-ce que vous possédez? », il vous faut réfléchir avant d’y répondre. Vous risqueriez même de répondre par une question : « qu’est-ce que je possède comment? »
Mais à la question de savoir : « Qu’est-ce que vous n’avez pas? Que voudriez-vous avoir? » , là la liste s’allonge très rapidement. Entre autres, les réponses ressembleraient à ceci : « Je veux un emploi digne, je veux voyager, je veux une maison, je veux une voiture, je veux me marier, je veux des enfants, je veux un garçon, je veux une fille » etc.
Voilà une réaction humaine très curieuse car « ce que vous avez », vous le voyez mais il vous est difficile d’en parler. Or « ce que vous n’avez pas », quoique vous ne le voyiez pas, vous les citez aisément. Bizarre, oui! Mais cela, c’est l’Homme dans toute sa singularité.
Pour certains d’entre nous, nous traversons peut-être une étape de notre vie où nous n’avons même pas envie de penser à tout ce que nous avons. Un ou deux manques occupent notre esprit et constituent cet écran flou qui nous empêche de voir nos bénédictions. Notre vision est obscurcie.
Si vous aussi, vous traversez une telle période, j’aimerais vous dire ceci :
Ne laissez pas le souci de l’absent,
Vous ôter la reconnaissance du présent.
Appréciez l’eau dans votre verre au lieu de vous concentrer sur ce qui reste pour avoir le verre plein. Et par-dessus tout, ayez foi en ceci : « Dieu fait toute chose bonne en son temps » (Ecclésiastes 3:11). Le silence de Dieu n’est pas lié à Son absence ; Il est toujours à l’heure. Il est évident que Son heure n’est pas la nôtre mais la foi nous indique que Son heure est meilleure à la nôtre.
Toutefois, en attendant ce moment divin, « Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux, et tu verras en adorant, combien le nombre en est grand ! » (Psaume 103). J’ai commencé personnellement cet exercice en m’ennuyant dans ma chambre. Je vous garantis que je n’ai même pas fini de compter mes bénédictions à l’instant même où j’écris ces lignes.
Vous êtes béni(e) au-delà de ce que vous voyez alors, soyez reconnaissant(e)!
M.Z.

