Nous avons tous grandi avec des réalités différentes. Si cela constitue une richesse en ce qu’il nous unit et nous fortifie dans la diversité, c’est également une difficulté car cela s’avère parfois complexe de conjuguer avec des personnes originaires de milieux complètement différents.
Dans tous les cas, ces milieux desquels nous provenons ou dans lesquels nous avons grandi rassemblent des réalités interreliées que je nomme ici des schémas. Certains de ces schémas, on donnerait tout pour les voir se reproduire dans notre vie. Ce sont, par exemple, ces schémas d’amour, de compassion, de réussite et d’épanouissement qui ont marqué notre enfance.
À l’opposé, il y a de ces schémas que l’on n’aimerait pas reproduire :
Papa qui violente maman ;
Maman qui a empoisonné papa ;
Maman qui a commencé à voir un autre car papa était absent sur tous les plans ;
Papa qui a eu des enfants hors mariage ;
Papa et maman qui se criaient dessus devant les enfants ;
Etc.
Ces schémas-là, à moins d’une instabilité psychologique, font partie de ceux que l’on n’aimerait pas reproduire mais dans lesquels on se retrouve finalement ou accidentellement. L’homme a un libre arbitre, certes. Mais il existe également une forme de déterminisme. En effet, tous nos choix ne sont pas toujours délibérés. Certaines données nous prédisposent parfois à instinctivement prendre certaines décisions. Autrement dit, les pensées et les comportements des humains résultent d’une contrainte sociale qui s’exerce sur eux, la plupart du temps sans que ceux-ci en aient conscience. Il s’avère souvent laborieux de s’opposer au destin qui régit le monde par la loi des causes et des effets. Par conséquent, il faut un travail conscient sur soi pour comprendre la raison pour laquelle nous décidons d’opter pour ci et non pour ça.
On aura beau, de façon consciente, repousser ces schémas déterminants. Et cela requiert un effort constant pour s’éloigner de ces péchés originels. On peut également y arriver des années durant. Mais, par la moindre petite erreur, un subtile faux-pas, un léger moment d’inattention, cette faute nous rattrape et déteint ce portrait que l’on a passé des années à bâtir. On vient ainsi de déconstruire l’idéal que l’on projetait avec fierté. En effet, on accède à la gloire par des escaliers et on en descend par ascenseur.
Et quand cela arrive, certains subissent le déterminisme duquel ils sont victimes ; d’autres choisissent de se rajuster en établissant les responsabilités. Toutefois, l’irréparable étant commis, à qui s’en prend-on : soi-même ? Dieu ? Le destin ? Un bouc émissaire ? La question reste posée…
M. Z.


Waooo tres édifiant…
Merci, Adannou!