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POUR QUI TRAVAILLEZ-VOUS, EN FAIT ?

Je sais qu’en lisant cette question, plusieurs personnes se sont demandé quelle était la plus-value de cette question. Certaines, pensant à leurs employeurs, ont pu se dire qu’elles travaillent pour Shell, Bell, Canal +, une banque populaire, le gouvernement, etc.

Toutefois, voilà une belle façon de se fourvoyer. Dans le cadre de cet article, « pour qui travaillez-vous ? » est synonyme d’ « à quoi ou à qui destinez-vous les revenus de votre travail ? » .

Cette question, d’apparence simpliste, cache, en réalité, beaucoup de paramètres et toute une philosophie de vie. Elle est intimement liée à la joie ou au bonheur que l’on pourrait avoir dans la vie, de façon générale.

J’ai interrogé plusieurs personnes à ce sujet et la tendance est souvent la même. Les priorités auxquelles le salaire va sont généralement : la famille, la maison, les enfants, les charges comme les factures, les assurances, les investissements, etc. En somme, peu de gens consacrent une part de leur revenu à eux-mêmes, à leur bien-être.

Plusieurs études ont démontré que les individus les plus heureux sont ceux-là qui trouvent une part dans ce qu’ils rapportent à la maison comme salaire. À ce niveau-ci, je voudrais bien me faire comprendre : le but n’est pas de vivre une vie égoïste, désinvolte et détachée de son environnement, accumulant les dettes et fuyant ses responsabilités. Que la foudre me frappe demain midi si je devais conseiller cela à un de mes lecteurs.

Avant d’aller dans le vif du sujet, prenons un petit recul par rapport à notre environnement actuel, tant en Afrique qu’en Occident.

En Afrique, pour peu que vous ayez un boulot, toute la famille, des tontons, aux tatas en passant par les cousines, cousins et parents longue-manche, repose sur vous. Vous recevez souvent des visites inopportunes, des demandes intéressées, des appels inattendus pour vous solliciter à faire ci ou ça.

En Occident, la donne est plus ou moins similaire avec une couche additionnelle de complexité. Il se rue sur vous les dix (10) types de demandeurs sans que vous n’ayez le temps de vous retrouver et établir une certaine échelle des priorités. À cela, on rajoute les mille et une charges incompressibles de l’environnement européen ou nord-américain. Eh oui, on n’est pas sortis de l’auberge.

Au cœur de ces préoccupations en Afrique et en Occident, l’argent que vous avez gagné à la sueur de votre front. Dans cet imbroglio et ce monde en constant mouvement qui ne vous laisse aucun répit, il est important de se poser et se demander ce que l’on fait réellement de l’argent que l’on gagne par ses activités : pour qui l’on travaille concrètement.

Il est vrai que l’on ne saurait vivre en autarcie et se comporter comme si l’on vivait sur une île isolée. L’on ne pourrait rester insensible à la misère et aux difficultés que traversent nos proches. L’on ne pourrait ignorer l’état de santé dégradant d’un parent ou les soins d’un oncle ayant eu un accident. Dans un autre registre, il est humain d’être mû par un sentiment d’aider en soutenant le projet d’une connaissance.

Tout cela est bien beau. Toutefois, c’est lorsqu’une couche d’obligation et d’oubli de soi vient teinter le tout que le tableau s’obscurcit.

Il est essentiel de travailler pour soi et s’accorder une part non négligeable de l’argent que l’on fait. En effet, les problèmes ne finiront jamais, les maladies ne cesseront jamais et la misère sera toujours dans notre voisinage peu importe l’argent que nous consacrerons aux besoins des autres.

Mettez-vous au centre de la machine et, la prochaine fois que vous recevrez votre salaire, achetez-vous un cadeau, offrez-vous un voyage, invitez-vous dans un restaurant duquel vous avez toujours rêvé, etc. Trouvez votre bon plaisir, à votre guise. Mais trouvez-le forcément et soyez l’attention unique dans ce schéma.

Cette pratique, loin de vous éloigner de vos buts et de votre entourage, vous en rapprochera. On s’entend que les critiques existeront toujours mais vous ne pouvez pas embrasser toute la misère du monde. Le fait de vous recentrer fera de vous une meilleure personne, plus équilibrée et vous serez plus productif au travail et dans vos affaires. Côté relationnel, vous offrirez, en tout temps, la meilleure version de vous à vos proches et, au final, c’est de cela qu’il s’agit.

Aidez et soyez généreux tout en étant généreux avec vous-mêmes. Le but n’est pas de vivre au-delà de vos moyens mais d’avoir les moyens de vivre votre vie. Votre vraie vie telle que vous la concevez. Quand vous saurez pour qui vous travaillez, vous saurez pour qui vous vivez.

M. Z.

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