Trio 2

ENTRE FOI ET SANTÉ (1) : LE DILEMME D’UNE FEMME

Ce texte s’adresse à un public qui a une certaine conscience et élévation spirituelles. J’avoue qu’il ne convient pas à tout le monde et son contenu pourrait paraître troublant pour certaines âmes. L’article est alors destiné à un public averti car il peut heurter certaines sensibilités. Que chacun le reçoive avec discernement.

Cette première histoire explore un paradoxe troublant :
un corps qui s’épanouit dans le péché mais dépérit dans la vertu.
Entre désir et foi, entre vitalité et culpabilité, elle met en lumière une santé qui s’illumine dans l’interdit, mais s’éteint lorsque la foi reprend sa place.

La semaine dernière, une dame se confiait à moi en ces termes :

« Je suis une femme mariée. J’ai trois enfants avec mon mari. Nous vivons dans une maison en Ontario et je suis reconnaissante de tout ce que nous avons. Nous avons une vie confortable.

Dernièrement, je me suis impliquée dans le social à l’église et j’ai rencontré un homme. Bel homme dans la quarantaine, charmant, respectueux, attentif. Le genre d’homme qui écoute, qui valorise, qui sait regarder une femme comme si elle comptait vraiment. Au départ, je ne le voyais que comme un membre du groupe, jusqu’à ce qu’il m’aborde.

D’abord, ce n’était que quelques mots. Puis quelques messages. Puis des rencontres. Le lien s’est tissé doucement, presque inconsciemment et innocemment… jusqu’à ce que les corps parlent plus fort que les principes. Nous avions cédé au désir de la chair.

Il est marié également, avec deux enfants. Notre rapprochement innocent avait fini par nous conduire dans le péché.

À partir de là, ma relation avec mon mari a changé. La prière est devenue lourde, mon esprit confus. L’envie d’intimité avec mon mari s’est éteinte. Et comme un écho du ciel ou peut-être de ma culpabilité, tout ce que je voyais sur les réseaux sociaux parlait d’adultère, de faute, de jugement.

Alors j’ai mis fin à cette relation. J’ai jeûné, prié, demandé pardon. J’ai coupé tout contact avec mon amant.

Mais cela ne m’a pas ramenée à l’équilibre. À la maison, j’étais présente de corps mais absente d’âme. L’intimité n’était plus un moment de partage, seulement un acte mécanique. Je me sentais vide, malade, tiraillée. Mes migraines sont revenues, ma vitalité s’est éteinte. Mon mari se plaignait : il disait vivre avec mon corps mais jamais avec moi. Et parfois, même dans l’intimité, je pensais à mon amant. C’était dur, presque insupportable. Plus je résistais, plus je souffrais. Curieusement, pendant cette période, les publications sur l’infidélité disparaissaient de mes réseaux… mais mon mal-être, lui, restait bien présent.

Lors d’une consultation, mon médecin m’a demandé si quelque chose me préoccupait profondément. J’ai répondu non… alors que je savais que je n’avais qu’une envie : reprendre contact avec mon amant.

Après plusieurs mois sans nouvelles, il m’a réécrit. Il a demandé qu’on se revoie. J’ai accepté sans hésiter. Je l’attendais en silence, mais de tout mon être. Je n’osais pas le recontacter de peur d’être jugée, puisque c’est moi qui avais mis fin à la relation.

Lorsque je l’ai revu, je me suis sentie renaître. Tous mes maux ont disparu dans les jours qui ont suivi. J’étais légère, joyeuse, pleine d’énergie. Comme une adolescente amoureuse. Je revivais. Et mon mari, heureux de me voir transformée, me répétait qu’il retrouvait enfin la femme qu’il avait connue.

Le comble ? Il ignorait que ce renouveau ne venait pas de lui, mais de mon amant.

La même semaine, j’ai revu quelques publications sur l’adultère. J’ai même fait un rêve où une voix claire me demandait d’arrêter cette relation.

J’ai peur de tout perdre si mon mari découvre la vérité.
Mais j’ai tout autant peur de retomber dans la maladie et l’épuisement si j’y mets encore fin. »

Cette histoire m’a paru troublante. Elle m’a forcé à réfléchir à ces cinq questions :

Que faire quand le péché réchauffe le cœur mais refroidit la foi ?
Faut-il choisir l’obéissance au prix de la souffrance, ou la joie au prix de la faute ?
Comment concilier ce que le corps réclame et ce que l’âme condamne ?
Que vaut la paix de l’âme si le corps se flétrit dans l’absence ?
Et que vaut la santé du corps si l’esprit se meurt dans le remords ?

Cette histoire ne m’a pas seulement touché… elle m’a ouvert les yeux sur une autre réalité, presque miroir. Celle d’un homme, pour qui le bonheur conjugal dépendait étrangement d’un amour extérieur. Une autre voix, un autre cœur, mais le même dilemme intérieur.

Je vous partagerai son témoignage dans le prochain article.

M. Z.

2 Responses

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *